ORPHELINE
Du 29/03/2017 au 01/05/2017

Renée mène une existence paisible. Un mari, un boulot de directrice d’école, un enfant à venir. Un quotidien banal dans lequel elle se croyait à l’abri. Jusqu’à ce qu’une femme mystérieuse vienne à sa rencontre, faisant resurgir un passé enfoui. Jusqu’à ce que des policiers débarquent violemment chez elle à la recherche d’une certaine Karine Razynski et l’arrêtent, sous le regard interloqué de celui qui partageait sa vie et croyait tout connaître d’elle. Tout ce qu’avait construit Renée vole alors en éclats...
Orpheline est une expérience ambitieuse et stimulante, un récit éclaté qui ne dévoile que petit à petit les ramifications entre les différentes histoires qui le composent. Porté par un impressionnant casting féminin, le film fonctionne à la manière des poupées russes : dans chaque personnage s’en niche un autre. Femme accomplie rattrapée par son passé. Jeune provinciale qui monte à Paris et frôle la catastrophe. Adolescente ballottée de fugue en fugue, d’homme en homme. Petite fille de la campagne prise dans une tragique partie de cache-cache. Film choral à un seul personnage ou film introspectif à personnages multiples, Orpheline est surtout un mélodrame aussi audacieux que sensuel et un magnifique – mais rugueux – portrait de femme(s).
« Je fais des films en kit. Des films à construire soi-même. C’est le spectateur, avec sa sensibilité propre, qui remplit les trous et construit le film. Plutôt que vouloir faire des films pour tous, je désire faire un film pour chacun. Orpheline est une sorte de portrait cubiste. Faire un film, c’est comme bâtir une maison pour le spectateur. Le plus souvent, la maison n’a qu’une porte – le personnage principal – que le spectateur suit du début à la fin, et auquel il s’identifie. Dans Orpheline, j’en ai disposé quatre. Le film est conçu pour toucher le spectateur au plus intime parce qu’il exige de lui qu’il en devienne co-auteur. » Arnaud des Pallières